Vous attendez généralement de voir une puce sur le pelage pour sortir le traitement adapté. Il s’agit sans aucun doute de l’erreur à ne pas commettre. Un antiparasitaire est efficace s’il est appliqué en prévention. Les parasites externes comme les puces et les tiques sont des vecteurs de maladies graves, parfois transmissibles à l’Homme. Les parasites internes s’installent en silence pendant des semaines avant que les premiers symptômes n’apparaissent.
Vous devez donc prendre de l’avance par rapport au calendrier parasitaire afin de protéger votre animal. Vous préservez aussi sa santé et vous évitez l’utilisation de traitements curatifs souvent plus longs et plus coûteux. Que vous ayez un chien (Bouledogue français, Setter Irlandais, Berger Allemand, Carlin, Bichon Frisé…) ou un chat (Bengal, Chartreux, Sibérien, British Shorthair…), vous devez impérativement adopter un antiparasitaire.
Pourquoi parler de prévention pour les antiparasitaires ?
Les puces ne se contentent pas de provoquer des démangeaisons. En réalité, elles sont susceptibles de déclencher une dermatite allergique chez les animaux sensibles, de transmettre des tænias et de provoquer des anémies sévères chez les chatons et les chiots fragilisés. Saviez-vous qu’une femelle pond jusqu’à 50 œufs par jour ? En l’absence de traitement, une infestation se propage à l’ensemble du logement en quelques semaines.
Les tiques exposent votre chien à des risques bien plus sérieux.
- La piroplasmose, transmise par la tique Dermacentor, est en mesure de tuer un chien comme le Border Collie en 48 heures sans traitement.
- La maladie de Lyme, l’ehrlichiose et l’anaplasmose se retrouvent parmi les maladies vectorisé
- Les chats, moins touchés par la piroplasmose, sont exposés à la cytauxzoonose dans certaines régions.
Les vers intestinaux se transmettent dès les premières semaines de vie, parfois via le lait maternel. Les ascaris, ankylostomes, tænias et strongles représentent un risque pour l’animal, mais aussi pour les enfants du foyer. Un vermifuge utilisé régulièrement reste la seule protection réellement efficace contre ces parasites invisibles.
Antiparasitaire chien et chat : à quelle époque faire un traitement ?
Le printemps représente le moment le plus critique du calendrier antiparasitaire.
- Les puces recommencent à proliférer dès que la température dépasse 8°C de manière régulière.
- Les tiques sortent de leur léthargie hivernale dès 5°C et atteignent leur pic d’activité entre mars et juin, puis à nouveau en septembre/octobre.
Le traitement printanier doit impérativement précéder la montée des températures. Si vous attendez d’observer les premiers parasites sur l’animal, le cycle d’infestation sera déjà lancé. En France, un premier traitement antiparasitaire externe entre février et mars, suivi d’une application mensuelle ou trimestrielle selon le produit, permet de passer la belle saison sans incident.
Les moustiques méritent également une attention particulière dès le printemps. Ils sont vecteurs de la leishmaniose chez le chien, notamment dans le sud de la France. De ce fait, ils justifient un traitement répulsif dans les zones à risque. Le ver du cœur, transmis par les moustiques dans certaines régions tropicales ou semi-tropicales, impose une prophylaxie saisonnière adaptée.
La fréquence de traitement selon le type de parasite
Il n’existe pas une fréquence universelle, car elle varie selon la nature du parasite et la forme du produit utilisé.
- Tous les mois : pour l’antiparasitaire externe, la pipette ou le comprimé reste le concept le plus utilisé.
- 4 à 8 mois : les colliers antiparasitaires offrent une protection en continu selon le modèle.
- Ponctuellement : les sprays complètent ces dispositifs lors d’expositions occasionnelles à des zones infesté
Pour le vermifuge, les recommandations varient selon l’âge et le mode de vie de l’animal. Un chiot ou un chaton se vermifuge tous les 15 jours jusqu’à l’âge de 2 mois, puis une fois par mois jusqu’à 6 mois. Un adulte qui a accès à l’extérieur doit être vermifugé au minimum tous les 3 mois. Un animal qui vit exclusivement en intérieur peut se contenter de 2 traitements par an, mais cette fréquence reste à valider avec un vétérinaire selon le contexte du foyer.
Antiparasitaire interne, externe ou mixte ?
Beaucoup de propriétaires ignorent qu’un antiparasitaire chien ou qu’un antiparasitaire chat traite rarement toutes les menaces en une seule application. Il est indispensable de différencier les produits selon leur cible.
Les antiparasitaires externes agissent sur les puces, les tiques, les poux ainsi que les aoûtats. Ils se déclinent en pipettes à appliquer sur la peau, en comprimés à donner par voie orale, en colliers imprégnés ou en sprays.
Les antiparasitaires internes, appelés vermifuges, se focalisent sur les parasites intestinaux et dans certains cas pulmonaires. Les formules mixtes, de plus en plus répandues, combinent les deux actions en un seul comprimé que vous devez donner tous les mois.
Avec ou sans ordonnance, comment bien choisir un antiparasitaire chien et chat ?
Le marché propose des produits en vente libre et des médicaments vétérinaires soumis à prescription. La distinction est fondamentale. Les produits en vente libre sont généralement moins concentrés en principes actifs. Ils peuvent convenir pour une prévention de base sur des animaux adultes en bonne santé, mais leur efficacité reste inférieure à celle des médicaments qui disposent d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).
Un produit susceptible de bénéficier d’une AMM vétérinaire garantit une efficacité cliniquement prouvée, un dosage précis selon le poids de l’animal et une tolérance évaluée sur des populations animales représentatives. Sans ordonnance, il est impossible d’accéder aux molécules les plus efficaces contre certaines tiques ou les parasites internes résistants.
Les produits d’origine naturelle à base d’huiles essentielles ou d’extraits végétaux existent, mais leur efficacité n’est pas reconnue par les autorités sanitaires. Ils ne remplacent pas un antiparasitaire homologué, surtout dans les régions avec une forte pression parasitaire.
Adaptez le traitement à la race et au mode de vie
- Un Golden Retriever qui parcourt les sous-bois tous les week-ends n’a pas le même profil de risque qu’un Persan vivant en appartement.
- Un Beagle ou un Labrador Retriever, grands amateurs d’herbes hautes, s’exposent davantage aux tiques qu’un Yorkshire en milieu urbain.
- Le Maine Coon, grand explorateur, nécessite une protection externe renforcée par rapport à un Ragdoll d’intérieur.
L’avis du vétérinaire reste la meilleure boussole pour peaufiner un protocole adapté à la fois à la race, au poids, à l’âge, aux habitudes de sortie et aux risques géographiques. Un simple bilan parasitaire annuel suffit dans la plupart des cas pour ajuster le traitement en cours et corriger les éventuels oublis.


