Le choix d’un chien calme ne relève pas d’un caprice, il impacte en réalité toute l’organisation familiale et même vos relations de palier. Il suffit que votre immeuble ait de fines cloisons, que votre voisinage soit sensible au bruit ou qu’un enfant en bas âge ne doive pas être réveillé pour que votre quotidien soit cauchemardesque avec un animal dynamique.
Les vocalises canines représentent également une bonne partie des plaintes. Il n’est donc pas surprenant que les propriétaires urbains cherchent un animal plutôt calme. Plusieurs races cochent toutes les cases.
1/ Le Cavalier King Charles Spaniel est la référence en appartement
Petite taille entre 5 et 8 kg, regard doux, tempérament collant, le Cavalier King Charles Spaniel arrive en tête de tous les classements consacrés aux chiens de compagnie calmes. Il est le meilleur compagnon pour une vie en appartement, car il s’adapte au rythme du foyer tout en alternant la sieste sur le canapé et de courtes balades urbaines.
En termes de santé, la maladie valvulaire dégénérative mitrale touche particulièrement cette race. Toutefois, un suivi cardiologique dès 3 ans et un dépistage chez le géniteur avant la reproduction sont indispensables. La longévité moyenne annoncée par les clubs de race tourne autour de 8 à 12 ans, ce qui est relativement court pour un petit chien.
2/ Le Bouledogue français est le colocataire idéal des citadins
Avec un poids de 9 à 14 kilos, le Bouledogue français se retrouve dans le trio des races préférées en France depuis plusieurs années. De plus, son succès urbain n’est pas un hasard.
- Il aboie très peu.
- Il se contente de deux courtes sorties quotidiennes.
- Il supporte parfaitement les longues heures seul si l’environnement lui convient.
- Il cohabite très bien avec les enfants dès lors que la socialisation a démarré tôt.
Sa morphologie brachycéphale impose par contre deux vraies précautions. La sensibilité à la chaleur peut virer au coup de chaleur mortel au-delà de 25 degrés. Les balades doivent être décalées tôt le matin ou tard le soir en été.
Le syndrome respiratoire, avec des ronflements audibles et de rapides essoufflements à l’effort, nécessite une chirurgie corrective sur les cas les plus marqués. Sachez que le budget vétérinaire à prévoir dépasse celui d’un chien de taille équivalente sans museau écrasé.
3/ Le bichon havanais aboie très peu
Avec 3 à 7 kilos de bonne humeur, le Bichon havanais est moins connu que ses cousins maltais ou frisé, mais il coche toutes les cases du chien d’appartement.
- Peu aboyeur par nature.
- Très attaché à ses humains.
- Joueur sans hyperactivité.
- Il s’adapte aussi bien aux petits studios qu’aux familles avec enfants.
Son pelage long demande un brossage quotidien pour éviter les nœuds. Une visite tous les mois chez le toiletteur est conseillée. C’est probablement la seule contrainte pour cette race. Il faudra toutefois la prendre en compte si vous n’avez pas le temps ou l’envie de gérer l’entretien du poil long.
4/ Le Terre-Neuve, le géant zen des familles avec enfants
Le Terre-Neuve n’est pas un chien pour tous les foyers, mais pour ceux qui disposent d’un vrai espace. Dans ce cas, il est un compagnon exceptionnel. Sa réputation de doux géant n’est pas une légende. En effet, il tolère avec un calme quasi imperturbable les tirages d’oreilles, les grimpettes et le chaos ambiant d’une maison remplie d’enfants.
Par contre, le Terre-Neuve mange beaucoup, occupe un espace considérable et sa longévité moyenne de 8 à 10 ans est plus courte que celle des races moyennes. La dysplasie de la hanche et du coude touche particulièrement les races géantes, avec des frais chirurgicaux susceptibles de grimper à plusieurs milliers d’euros. Choisissez de préférence un élevage sérieux qui effectue un dépistage parental.
5/ Le Basenji, le chien qui n'aboie littéralement pas
Le Basenji n’aboie pas, mais il n’est pas muet pour autant. Ce chien africain moyen (10 à 12 kg) présente une anatomie du larynx qui l’empêche physiquement d’émettre un aboiement classique. Il communique avec une sorte de yodel très particulier. Il faut l’écouter avant de l’adopter, certains le trouvent charmant, d’autres agaçant.
Contrairement aux idées reçues, il n’est pas mou. Le Basenji est un chien primitif, très intelligent, indépendant, presque félin dans ses attitudes. Il exige une éducation ferme dès le plus jeune âge et deux vraies sorties dynamiques par jour. Ce n’est pas un chien pour les propriétaires qui veulent un compagnon docile qui suit sans discuter.
Quels critères comptent au-delà de la race ?
Le tempérament individuel doit toujours être pris en compte. Un Cavalier King Charles élevé sans socialisation ni cadre peut devenir bruyant et anxieux. Un Basenji mal éduqué aura tendance à multiplier les fugues. Trois éléments comptent au moins autant que la race.
- La socialisation précoce du chiot entre 3 et 16 semaines, c’est une période critique pour son équilibre adulte.
- Le respect des besoins en termes d’exercice même chez les races réputées casanières.
- Un cadre stable et cohérent proposé par tous les membres du foyer, avec les mêmes règles pour tout le monde.
Au-delà de l’éducation, la question du budget mérite aussi d’être anticipée. Frais vétérinaires imprévus, consultations de suivi ou soucis de santé propres à certaines races : mieux vaut être couvert. Pensez à souscrire à une assurance chien pour protéger votre compagnon et votre porte-monnaie dès son arrivée dans votre foyer.
Une race calme, mais avec une éducation adaptée
Les familles ont tendance à se diriger vers un chien calme. Le Cavalier King Charles, le Bouledogue français, le Bichon havanais, le Terre-Neuve et le Basenji cochent toutes les cases, mais ils ne doivent pas vous dispenser d’un travail éducatif. Réfléchissez bien à votre mode de vie et posez-vous cette question, avez-vous le temps et l’argent pour vous occuper d’un animal ?
Questions les plus fréquentes sur les Chiens les plus calmes
Il n’existe pas une seule race “la plus calme au monde”, car le tempérament dépend aussi de l’éducation et de la socialisation. Cependant, le Cavalier King Charles Spaniel est souvent cité en tête des classements grâce à son caractère doux, peu aboyeur et très adaptable, aussi bien en appartement qu’en maison.
Pas automatiquement. Un chien calme et un chien tolérant avec les enfants sont deux qualités différentes, même si elles se recoupent souvent. Le Terre-Neuve, par exemple, est réputé pour son calme légendaire et sa patience à toute épreuve avec les plus petits, ce qui en fait un excellent chien de famille, à condition de disposer de l’espace nécessaire.
Le Bouledogue français et le Bichon havanais figurent parmi les meilleurs choix pour la vie en appartement. Ils aboient très peu, se contentent de sorties courtes et supportent bien la solitude si leurs besoins de base sont respectés. Le Basenji est aussi une option originale puisqu’il est physiquement incapable d’aboyer.
Non, c’est une idée reçue. Même les races réputées casanières comme le Cavalier King Charles ou le Bouledogue français ont besoin de sorties quotidiennes régulières pour rester équilibrées physiquement et mentalement. Le calme d’un chien ne dispense jamais de répondre à ses besoins fondamentaux en matière d’exercice et de stimulation.


